Sciences Po Bordeaux

Qu’est-ce que Sciences Po Bordeaux ?

 

Sciences Po Bordeaux est un établissement public d’enseignement supérieur, autonome financièrement mais associé par convention à l’Université de Bordeaux. L’école est située à Talence / Pessac, au cœur du campus de Bordeaux Montaigne-Montesquieu. La durée du cursus est de 5 ans et se termine par l’obtention d’un master, mais il est toutefois possible d’arrêter à la fin de la  3ème année pour obtenir un bachelor (cela se fait très rarement). Les places dans les masters proposés sont avant tout réservées aux étudiants ayant validé leur troisième année dans l’établissement. 

 

Quelles sont les voies d’accès à l’IEP de Bordeaux ?

 

L’IEP de Bordeaux dispose de multiples voies d’accès.

 

Pour la filière générale, il est possible d’intégrer l’école directement après le baccalauréat, en BAC+0 en passant par PARCOURSUP. Il s’agit de passer par deux phases, une phase d’admissibilité qui est une étude du dossier scolaire et surtout des notes puis une phase d’admission qui repose notamment sur un oral. 

 

Il est également possible d’intégrer l’IEP après une classe préparatoire, par le biais d’un concours écrit (épreuve de spécialité). On peut alors directement entrer en 3ème année. Enfin, on peut intégrer l’IEP au niveau master, après n’importe quel formation qui délivre un BAC+3, toujours par le biais d’un concours écrit. 

 

Pour les filière binationales (Allemande, Anglaise, Espagnole, Portugaise, Italienne, Caraïbes), il est possible d’intégrer l’IEP après le baccalauréat, en BAC+0, après avoir passé les deux phases évoquées précédemment. Cependant, cela ne s’applique pas à la filière Franco-Caraïbes qui ne s’intègre qu’à partir du niveau BAC+1 .

 

Quel est le contenu des enseignements ?

 

Tout au long du cursus, les enseignement sont divisés en deux catégories, les cours magistraux et les conférences de méthodes. Les cours magistraux varient selon les années, en se concentrant néanmoins sur les domaines suivants : les sciences politiques, la sociologie, l’économie (microéconomie et macroéconomie) et sur l’histoire (européenne et française). Ces cours sont validés à la fin de chaque semestre par des partiels/examens. 

 

Les conférences de méthodes sont, à quelques différences près, les mêmes tout au long du cursus : économie, culture générale, études politiques pour la 1ère année et droit et méthodes des sciences sociales en 3ème année. A partir du master, ces deux derniers enseignements sont remplacés par des cours de spécialités. Il y a également deux cours de langues et un cours de sport (obligatoire). Ces conférences de méthodes, qui sont équivalentes à des cours mais en petite classe, sont indépendantes des cours magistraux, bien qu’il y ait des similarités. Ces enseignements sont validés par des « galops », des examens de 4h le samedi matin (deux par ans et par cours) et par contrôle continu. 

 

Il est nécessaire de prendre connaissance de la plaquette des enseignements de masters afin de voir les différentes spécialités possibles à partir de la 4ème année, et qui sont nombreuses : affaires publiques, droit, urbanisme, journalisme, culture, affaires internationales etc…

 

La charge de travail n’est pas en soi conséquente, bien que les « galops » demandent beaucoup de préparation et surtout de volonté (4h un samedi matin ne fait jamais plaisir). Le plus dur est certainement de gérer la vie associative et les cours, en plus de l’engagement sportif. Il peut y avoir des périodes de stress mais globalement l’entraide est toujours au rendez vous et les professeurs sont attentifs aux difficultés qui sont exprimées.

Quels sont les débouchés ?

 

Le cursus de l’IEP de Bordeaux étant de 5 ans, il est possible de postuler à sa suite pour un doctorat (écrire une thèse au sein de l’IEP et de son environnement de recherche) ou bien de partir pour faire un autre master. Il est aussi possible de faire une école de commerce, une école de journalisme, une école de management, de préparer les concours de la fonction publique, de l’ENA ou tout simplement de rentrer sur le marché du travail. L’IEP de Bordeaux est très tourné vers l’international, les débouchés sont donc à échelle locale, nationale et internationale.

 

Quels sont les plus du cursus ?

 

Le grand avantage de l’IEP de Bordeaux, c’est l’Erasmus dès la deuxième année. Il n’y a en fait pas de deuxième année à Bordeaux. Celle-ci est consacrée à une année à l’étranger (en Europe ou dans le reste du monde) afin de suivre des enseignements dans une université étrangère. C’est une ouverture sur le monde incroyable, qui donne la possibilité d’apprendre de nouvelles choses, sur soi ou pour son parcours académique. 

 

L’autre avantage est la vie associative. Il est possible de s’engager dans le domaine artistique, politique ou dans une association humanitaire, de diplomatie mais aussi dans le sport (il existe une association sportive qui organise de nombreux évènements, des rencontres sportives entre les IEP etc…). L’engagement associatif n’est pas obligatoire du tout, et il n’y a surtout pas de pression à faire partie d’une association. Cela permet néanmoins de développer ses goûts personnels et d’acquérir des compétences pratiques, ou tout simplement de continuer une pratique artistique ou sportive.

 

Quels sont les moins du cursus ?

 

Même si l’enseignement généraliste peut plaire dans le choix d’orientation, c’est souvent l’un des éléments les plus contraignants du cursus. Les étudiants peuvent par-là se sentir perdus dans leurs choix de spécialisation. L’IEP de Bordeaux permet de faire beaucoup de choses, mais choisir ce qui correspond vraiment à l’élève parmi une multitude de domaines académiques est difficile. 

 

Un des enseignements dispensé est également très contestable – la culture générale. C’est un cours que les étudiants ont tout au long du cursus de 5 ans et qui pourtant n’a pas de programme commun. Le but est de motiver les élèves à être curieux de tout mais les attentes sont souvent élevées et peuvent être discriminantes, puisque certains élèves peuvent se sentir déstabilisés par d’autres élèves qui auraient plus de « culture » qu’eux.

 

 

Merci à Emma Vicassiau pour cette belle présentation !

 

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